1972 – Le premier piper Navajo atterrit à Rodrigues

l’aéroport… une simple casemate… quelques bidons… quelques pneus…

Patrick Reesajac-Duparc, pilote français, en visite à Rodrigues la semaine dernière, fut le premier pilote d’ Air Mauritius à assurer la desserte de l’île. 37 ans plus tard, le Français avoue avoir « du mal à reconnaître Plaine Corail avec sa nouvelle piste qui permet l’atterrissage d’un ATR 72 ».

Il n’a oublié aucun détail de cet événement. Il raconte : « Je reviens sur cette terre après 37 ans, visiter ma mémoire, et retrouver le sens de l’histoire à laquelle j’ai été mêlé. ». 1972, l’île Rodrigues se dote d’une piste d’atterrissage en latérite brute sommaire, et d’une guérite d’accueil.

C’est le 13 septembre 1972 qu’a été inauguré le premier vol commercial d’une durée de deux heures entre Maurice et Rodrigues. Aux commandes du Piper Navajo, un bimoteur de six places, Patrick Reesajac-Duparc qui est alors âgé de 23 ans. « Je me souviens (…) d’une piste un peu sommaire en latérite au bout de laquelle j’avais fait aménager une petite cabane », a décrit Patrick Reesajac-Duparc.

« On y avait entreposé un peu de carburant, quelques outils et des pneus de rechange. ».

Une visite guidée du Centre

« Merci VIVR’RODRIGUES pour tout… »

Au Centre François Leguat, message de Aurèle ce 4 janvier 2010

« La saison des éclosions a débuté le 29 Déc. 2009 avec 14 bébés Aldabra et le 2 Janvier 2010 avec une petite Radiata. Nous pensons que la saison va être très fructueuse et nous attendons plus de 150 bébés. Cependant les grosses pluies qui favorisent l’éclosion des œufs tardent à venir »

L’année 2010 s’annonce bien mais il y aura des grands défis a relever surtout dans le domaine du développement durable et intégré de Rodrigues.

Unique dans son genre, et située dans le sud ouest de l’Océan Indien, la Réserve François Leguat se veut être un lieu où le visiteur retrouve le calme et la sérénité dans une nature  peu à peu complètement recréée par la main de l’Homme sont accueillis des étudiants qui poursuivent des recherches scientifiques afin de mieux comprendre  le fonctionnement de notre patrimoine naturel. Y viennent également des chercheurs qui décryptent les messages d’un temps révolu, messages incrustés dans le calcaire dunaire. Le musée de la Réserve : un voyage dans le temps avec François Leguat, premier habitant de Rodrigues en 1691 en compagnie du père de l’évolution, le grand Charles Darwin. Tout cela en présence des témoins d’origine, que sont  le Solitaire : Dodo de Rodrigues, et la Tortue Géante endémique.

Aurèle André raconte : « Un point important : tous les bébés sont nés naturellement dans la Réserve, et non en incubateur. »

Bientôt ce sera l’éclosion des bébés tortues, une expérience hors paire. Et quelle émotion en les observant sortir de terre, fragile et les yeux écarquillés en voyant la lumière du jour pour la première fois. Moment très attendu tous les ans dans la Réserve, et si vous  êtes témoins, votre regard sur le monde se transformera à tout jamais.

Un parrainage de tortue :

Envoyée par Joël et Catherine, une sympathique famille de Saint-Malo « Nous avons eu un certificat d’adoption quand Baladirou N°132″ est entrée dans notre famille, où elle va tenir, c’est évident, une grosse place… »

Le Chef Commissaire s’exprime dans lac Presse régionale

  Voilà un extrait  pris dans la Presse locale, d’un point de vue du Chef Commissaire, interrogé entre autre sujet, sur la desserte aérienne de Rodrigues. Ou, pourquoi rien n’avance…….

 Il semble continuer à faire une fixation sur la solution la plus onéreuse : un agrandissement de la capacité d’accueil de l’aéroport, plutôt que de chercher à faire desservir l’île par des solutions en dehors du monopole de Air Mauritius. 

Dans cette perspective il a demandé à la fois la Banque mondiale, et au Ministère des Finances de lui proposer une étude de faisabilité chiffrée.

Ce projet a quelque chose de pharaonique, puisque des contraintes géologiques conduiraient à envisager la création d’une deuxième piste en parallèle, afin d’épargner les carrières de corail proches. 

Quand aux perspectives de compagnies aériennes nouvelles, il ne semble pas du tout préoccupé de la création possible de SOLIT » AIR la Compagnie de Phanuel Lévèque, annoncée ces derniers mois dans nos Brèves, et qui repose,elle, sur les bases finaancières solides. 

Par contre, il révèle envisager de faire lancer par l’ARR une compagnie  : AIR RODRIGUES, mais il précise que ce n’est encore qu’à l’état  de projet. 

Donc rien de concret qui, à court terme, qui résolve les problèmes actuels aigus de l’île

Les fêtes officielles incontournables

  La fête nationale est le 12 octobre c’est la Journée de Rodrigues. Un évènement important pour les rodriguais. La fête de l’Autonomie  le 12 mars est devenue depuis  2002 la célebration de leur Autonomie (financière) par rapport à Maurice.

  A l’occasion de ces 2 manifestations, la population est invitée à se rendre au stade de la petite ville de Port Mathurin pour écouter des discours officiels de leur Chef commissaire, mais aussi des invités politiques venus de Maurice –puis se deroule toujours un match de football, sport  très prisé du public.

C’est aussi l’occasion d’un spectacle haut en couleurs  mis au point par des artistes locaux –défilés et danses traditionnelles par les enfants des écoles, avec illustration de toutes les spécificités locales traditionnelles. 

 

Noel est une fête strictement religieuse,  on y chante avec conviction le »minuit chrétien » français

– au Nouvel An  une autre particularité : toutes les familles se rendent visite ( oncles tantes cousins ) la fête finit par une journée typique

 « le Roi Boire » le 8 Janvier.

 . .  En Décembre/Janvier c’est le Festival Créole rodriguais qui est la manifestation phare au niveau culturel –cette fête, pour cette année 2009 est programmée entre le 2 et le 7 decembre  

La fête nait au coin de la rue

    Accordéon,  triangle et tambourin                La fête joue un grand rôle. C’est la distraction principale.  Lorsque vous traversez un village, il n’est pas rare que vous soyez attirés par de la musique. En cherchant dans les cases, vous allez découvrir un petit enclos où des musiciens et des jeunes danseurs s’amusent entre eux, La voix d’un Accordéon et d’un triangle suffisent à faire naitre la fête. C’est étonnant, il suffit souvent que quelqu’un commence à taper en rythme dan ses mains, et aussitot un comparse lui répond, et avec les moyens du bord  : boite de conserve, bord de table, au autre, et  on improvise..  Il y a dans les villages fréquemment des bals’Z ’haricots destiné à la populatoin senioret des Fancy Fair, équivalentes à nos kermesses de villages.  

Exilée, mais souriante

 Aurela Gaspard, mère de trois enfants et originaire de Rodrigues, tient un Tibazar au milieu de Cité la Chaux. MAURICE 

(extrait de lexpress.mu)

Rencontre avec une femme plein d’énergie…

Arrivée à Maurice, à l’âge de 17 ans, il y une vingtaine d’années, Aurèla est tombée amoureuse de Maurice. Cette originaire de Rivière-Coco fonde alors sa famille et habite une petite maison à Baie-du-Tombeau. Malgré des débuts difficiles, Aurela Gaspard ne baisse pas les bras et prend un emploi dans une usine, puis se lance à son propre compte. Ainsi naît Tibazar. Au fil des ans, elle se découvre aussi une âme de travailleuse sociale. Elle s’investit ainsi de plus en plus auprès des plus démunis du quartier.  

 A Cité la Chaux, elle vit dans l’une des longères en tôles. Tibazar est en fait une petite tabagie où elle vend fruits, légumes et boissons gazeuses. Le modeste commerce a été construit avec des feuilles de tôles et peint en rouge. Ici la propreté est de mise. «Ce n’est pas par ce que je tiens un petit commerce que je ne dois pas l’entretenir», insiste notre interlocutrice. Grâce à ce travail, elle a pu grandir ses trois enfants âgés de 20 ans, 14 ans et 5 mois respectivement.

Abordant les problèmes que font face les habitants de la localité, la travailleuse sociale souligne que c’est surtout l’état dans lequel vivent ces personnes qui les empêche d’avancer: « Ils sont conscients que c’est grâce à l’éducation qu’ils peuvent s’en sortir, mais encore faut-il qu’on leur donne les moyens. Beaucoup auraient voulu avoir une maison en dur et encourager leur enfant à partir à l’école. Ces familles qui vivent ici veulent sortir de la pauvreté et réussir dans la vie. La volonté est là, mais les autorités devraient à leur tour donner un coup de pouce», explique-t-elle.

Aurela Gaspard aurait pu choisir de mener une petite vie tranquille après avoir tant lutté, elle-même, pour mener une vie décente.

Mais elle a fait le choix d’aller vers l’Autre… Une leçon de vie

        

Un jour à Rodrigues (souvenir de voyage)

   par Gilles Robert (février 2009)

A un détour de la route qui descend vivement vers Graviers, la perspective s’ouvre, immense vers le Sud-Est de l’île.Rodrigues bien petite mais fière de conserver dans sa mémoire à 360° l’histoire agitée de cet océan Indien : galions provocateurs ou fuyards, voiliers en quête de fortune ou de rêves. A ce détour de la route, c’est une surabondance de couleurs. Nous regardons au loin et la ligne d’horizon est au-dessous. C’est comme une immense toile, posée sur le sol que nous, aquarellistes devant l’Eternel, nous dominons. Quelques terres rouges dévalent et de grosses pierres noires, jusqu’à plonger dans le lagon. Mer et ciel ont été jetés sur la toile à grands coups de pinceau mouillé et prennent presque tout l’espace. Cette émeraude qui s’étend jusqu’à la frise si blanche de la barrière de corail, c’est un désespoir du peintre. Il n’existe pas, dans la palette, de ces éclairs de diamant qui la composent. Une île aux Chats… ou Gombrani… ou l’ombre d’un nuage… puis l’outremer intense qui marque la profondeur des abîmes et le bleu ciel qui lui ravit l’immensité par sa transparence.     .Le peintre croit que son tableau est fini tant il est riche de couleurs. Mais le vent du large pousse un grain que l’on voit avancer, délimité comme un volume, sur le bleu outremer puis l’émeraude. Il est là, tout près, qui bruisse.  De nouveau un grand coup de pinceau mouillé, qui réunit ciel et terre, dilue au passage l’outremer du large, le blanc de l’écume, le rose du corail, le topaze du proche, le vert profond de l’herbe bourrique… et c’est la pluie qui bat le visage et aveugle.Le grain a duré deux minutes, dru. La route fume. Un vacoa, à proximité, et ses feuilles en gouttières n’ont pas suffi comme abri. Nous serons presque aussi vite secs que le basalte !

Un bus monte à grand bruit de pistons sollicités. « Speedy king », « Princesse Tours », Oiseau bleue », «  Trinity road »… Je ne sais plus mais c’est un de ces noms ronflants comme le moteur qui se fait entendre jusqu’au delà de Palissade Ternel.

  De nouveau et sans cesse le roulement profond de la barrière de corail que la descente amplifie. Elle n’en finit pas cette descente alors qu’il nous semble à chaque virage dominer la plage.Elle est là enfin Quelques moutons boivent au ruisseau qui rejoint là la mer dans un estuaire si large qu’il trahit les derniers orages. Un chemin prend au milieu des filaos la direction de l’Anse Fémie. Puis, après la Pointe Roche Noire, l’Anse Bouteille, le Trou d’Argent. Des noms à bercer les rêves de Paul et Virginie.

Ce paysage sauvage sur lequel souffle le vent des mers chaudes, n’a rien de commun avec les images qui alimentent nos soifs occidentales d’exotisme.

Il y a là, sans fin, tandis que nos pas s’enfoncent dans le sable très blanc, poudre de corail… qu’un couple de corbijeaux s’envole bruyamment d’une pointe de roche dont il avait la couleur… tandis qu’il est nécessaire, pour découvrir encore et encore, d’escalader un peu, de contourner beaucoup… il y a là l’émotion de l’authentique. Aussi cette barque seule, que la mer descendante va bientôt coucher sur le flanc en la caressant encore, témoigne d’un besoin vital : celui d’une famille de pêcheur, par là. Il y a longtemps que la peinture ocre a fané aux intempéries mais la planche est épaisse et sent le bois chaud. Que d’endroits délicieux dormant au soleil, en cet après-midi désormais calme que saluent de leur chant, criquets et tourterelles douces. Seul le martin reste agité. C’est un drôle de galopin avec ses yeux faits.Il est possible de marcher longtemps au milieu des filaos penchés, sur un sentier qui pourrait mener, à découvert, au plus sauvage de Montagne Cabris, puis redescend au plus intime de cette anse, dont le cœur est un bloc de corail. Nous nous y baignons dans l’eau chaude en sachant qu’au delà de quelques brasses, elle courre, à marée basse comme un large torrent de plateau dont l’autre berge est l’écume. Et derrière l’écume : l’océan Indien.

Nous prenons conscience que, pour façonner ces dentelles, creuser à leur base les rochers lisses leur donnant la forme de larges pleurotes ou de pachydermes au bain, rouler au fond des criques ces milliers d’agates, l’océan Indien doit entrer dans des colères noires, envahir de ses embruns, se confondre avec le ciel, et faire de l’île, de Pointe Coton à Plaine Mapou, de Port Mathurin à Rivière Cocos, à plaine Mapou, de Port Mathurin à Rivière Cocos … un  rocher d’humilité. 

L’atmosphère se charge des langueurs du soir qui tout à l’heure vont rougeoyer peu avant que la nuit soudain surprenne.  se charge des langueurs du soir qui tout à l’heure vont rougeoyer peu avant que la nuit soudain surprenne.

Il faut rentrer au plus court, passer au milieu de ce troupeau de bovins qui paissent au bord de l’eau, déranger un cabri puis deux puis cinq qui s’enfuient ensemble, montant toujours, agiles et agitant fébrilement un bout de queue vindicatif.

Ils disparaissent plus haut au détour d’un buisson de pikanloulou. Piquants c’est vrai ! Quelles épines ! Mais pourquoi « Loulou » ? Pourquoi ces pauvres chiens en seraient-ils les premières victimes ? Il faut dire qu’ils sont maigres ici, peureux, la queue trompette entre les pattes. On a vite fait de les classer dans ces miséreux à qui tous les malheurs arrivent. Au début j’avais compris « piquants-loups » y voyant justement le loup maigre des contes, objet de toutes les railleries… Mais connaissent-ils les loups à Rodrigues ? ou le rossignol, celui duchâteau d’eau lu au fronton d’une école primaire vers Baladirou  

                    

 Peut-être bien ! Si on imagine, par exemple, que sur les bancs de Crève-Coeur Gladys parle à ses tout petits de la chèvre de Monsieur Seguin ou du petit Chaperon rouge. Et les enfants d’écouter en ouvrant de grands yeux noirs, grands, encore plus grands que d’habitude.On entend aussi parler du crabe trou-loulou. Loulou c’est tout simplement un espiègle imaginaire qui sait ? Ou c’est moi qui fabule… Qu’importe ! Le jeu des mots est dans la langue créole une délicieuse salade de fruits.

En regagnant Graviers j’aimerais chanter comme si je parlais de mon île « Mo même pli piti lile dan Mascareigne, ma mo même pi zoli ».

Trois jeunes garçons se dirigent d’un pas décidé, à l’inverse de nous, vers une destination qu’eux seuls connaissent ! Quelque ligne traînante à relever à marée basse ?! Ils saluent d’un bonsoir franc. Souples, ils escaladent le rocher et courent, sveltes, taillés comme des bouts d’homme.Plus loin, un pêcheur est penché sur une barque mise au sec au plus haut de la plage gagné par l’ombre

.                  

                         « Bonsoir    »                 

                                        « Bonsoir », répond l’homme.

Courbé sur la ligne de flottaison, il relève un peu la tête et sourit. On voit mal ses yeux que surligne la lisière d’un chapeau tressé mais un éclair des dents atteste. Puis il reprend son travail engageant au couteau, dans la fente du bois, un composé de fibre et de glue.

·                         « Que s’est-il passé ? »

·                         » … Bouche bateau… »                  

« Bouche bateau.. ».C’est tout : mais comme cela suffit pour évoquer l’amarre rompue et, à la côte, l’entame d’un rocher en lame de poignard.
La méthode de réparation est ancestrale. Nous avons emprunté aux Grecs le mot calfatage. Mais « bouche bateau » ! Quelle évidence poétique dans une vie rude.La nuit est tombée quand nous parvenons à la maison de Petit Brûlé. Une dernière roussette frôle en silence les feuilles des bananiers. Des chiens aboient. Ils aboieront longtemps dans la nuit et seule la pluie sur le toit pourra couvrir leurs voix. 

Quelques lumières brillent en dessous, dans le vallon : un stade, une maison, un hameau ? La vie s’endort. Il vient à l’esprit le sentiment des pilotes de l’aéropostale abordant de nuit la campagne brésilienne avant un atterrissage à Rio. Une amitié profonde les gagnait allant vers chacun de ceux inconnus sur qui veillaient les lumières dans la nuit.Inconnus aussi, c’est vrai, ces Rodriguais que nous avons rencontrés : hommes et femmes d’une gentillesse spontanée sans inutile effusion. Ces sourires de connivence car nous nous comprenions sur un fond de langue venue comme nous de la lointaine France. L’association « Vivrodrigues » a bien des raisons d’avoir entre nos deux pays jeté un pont suspendu aux filins de l’amitié et souhaité à l’île de conserver son identité dans le cadre de ses moyens.Et Jean-Paul II qui a fait un jour de votre île si petite, si petite au milieu de l’océan Indien, le joyau coloré du monde chrétien. Il a rappelé ces valeurs simples auxquelles votre foi vous lie et qui devraient continuer de maintenir debout l’essentiel d’une belle personnalité face à combien de risques d’ouragans. Vive Rodrigues…  Gilles Robert (02/2009)    C’est tout : mais comme cela suffit pour évoquer l’amarre rompue et, à la côte, l’entame d’un rocher en lame de poignard.
La méthode de réparation est ancestrale. Nous avons emprunté aux Grecs le mot calfatage. Mais « bouche bateau » ! Quelle évidence poétique dans une vie rude.La nuit est tombée quand nous parvenons à la maison de Petit Brûlé. Une dernière roussette frôle en silence les feuilles des bananiers. Des chiens aboient. Ils aboieront longtemps dans la nuit et seule la pluie sur le toit pourra couvrir leurs voix.

 Quelques lumières brillent en dessous, dans le vallon : un stade, une maison, un hameau ? La vie s’endort. Il vient à l’esprit le sentiment des pilotes de l’aéropostale abordant de nuit la campagne brésilienne avant un atterrissage à Rio. Une amitié profonde les gagnait allant vers chacun de ceux inconnus sur qui veillaient les lumières dans la nuit.Inconnus aussi, c’est vrai, ces Rodriguais que nous avons rencontrés : hommes et femmes d’une gentillesse spontanée sans inutile effusion. Ces sourires de connivence car nous nous comprenions sur un fond de langue venue comme nous de la lointaine France. L’association « Vivrodrigues » a bien des raisons d’avoir entre nos deux pays jeté un pont suspendu aux filins de l’amitié et souhaité à l’île de conserver son identité dans le cadre de ses moyens.

Et Jean-Paul II qui a fait un jour de votre île si petite, si petite au milieu de l’océan Indien, le joyau coloré du monde chrétien. Il a rappelé ces valeurs simples auxquelles votre foi vous lie et qui devraient continuer de maintenir debout l’essentiel d’une belle personnalité face à combien de risques d’ouragans.

                                                      …        VIVE RODRIGUES…                                                          

C’est le temps des haricots…

« Badiou semèze », explique Vallen Pierre Louis : « rend hommage à la façon dont nos parents plantaient le haricot dans s’Tan Lontan. »

Les femmes rodriguaises gardaient, pour travailler dans les champs, leur long jupon. D’où ces paroles : « ramasse to badiou semèze pas laissé depassé » qui veut dire : « ne laisse pas traîner ton jupon pour semer les graines. »

Ce haricot, le haricot rouge fait partie de la nourriture de base des rodriguais. Aussi fait elle partie de la mythologie autant que de la littérature locale – La plantation de la graine, puis la récolte de ce légume seront mimés et célèbrés au cours de fêtes.

Chaque année est organisé un festival du haricot afin d’inciter les Rodriguais à revaloriser la culture de cette plante légumineuse et d’encourager les planteurs à aller de l’avant et à produire davantage pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et songer à l’exportation.

Au cours de cette dernière célébration, le Commissaire à l’Agriculture a expliqué qu’en ces temps difficiles, révolu était le slogan « produisez ce que vous mangez et mangez ce que vous produisez »

Il a aussi annoncé l’acquisition pour l’île de deux nouveaux tracteurs qui permettent de labourer le maximum de champs, ainsi que des facilités pour la clôture de leur champ, l’irrigation et l’achat de la production excédentaire par le Rodrigues Trading and Marketing Ltd.

« La sorcière et l’amourette »

« La sorcière et l’amourette » Un des secrets de la vitalité de l’ile Rodrigue réside dans la cohabitation, sereine encore aujourd’hui, de pratiques ancestrales conservées dans le coeur des mamans, avec les équipements technologiques (internet )

Le journaliste suisse ALEX DECOTTE présente sur youtube cette étonnante vidéo

Le médecin ou le sorcier ?

La base de la vidéo est une chanson sur le sorcier dans son rôle social.

Les paroles humoristiques caricaturent le savoir du médecin et disent que seul le sorcier, lui, sait répondre à tous les maux de la société. Voila que défilent sous nos yeux l’évocation des superstitions des envoûtements, entre autre l’univers rendu glauque par des filtres d’un cimetière (très riant dans la réalité) on voit les plafonds et les murs qu tournent sous l’empire de filtres magiques………….