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Des Bus, des oeuvres d’art !

La “grand’messe rodriguaise hebdomadaire”, concélébrée dans le joyeux fouillis de produits locaux, est, hélas, menacée de disparition. L’édification actuelle de grands bâtiments à l’entrée de Port Mathurin, au bord du pont Winston Churchill permettra bientôt de ranger chaque marchand dans une alvéole, cassant ainsi l’atmosphère quasi intime actuelle. Ces locaux étant loués à chaque commerçant cela ne constituera t-il pas une discrimination?

Il suffit de passer le pont

En 2003, nous avions eu l’occasion d’emprunter le pont Winston Churchill, un pont avec une chaussée en piètre état.

A l’époque,  la sortie de la ville de Port Mathurin relevait du gymkana. Une improbable passerelle de métal, où l’on voyait bouillonner la marée du lagon entre les dalles disjointes accueillait des centaines de pas rapides ou traînant, et des ombrelles qui se bousculaient tout à loisir.

La circulation automobile, elle, était critique et dangereuse pour les piétons, agressés de toutes parts, tout autant que pour les chauffeurs qui devaient slalommer pour reussir à s’echapper de la ville.  Le passage des bus, souvent plus hauts que les cases, semaient la terreur. et semblaient vous charger.

Aujourd’hui, grâce à la largeur de la chaussée, il y a de la place pour que tous le monde cohabite paisiblement.

Le problème de l’eau, vu par des voyageurs, sur le retour

Le forum du site est une Agora, voulue par VIVR’ RODRIGUES comme une halte paisible, le temps d’échanger, le plus souvent au retour d’un séjour à Rodrigues, sur ce qui a été le plus frappant. 

Extrait de celui-ci, voici un échange entre voyageurs, et qui offre un grand intéret pour nous tous, les voyageurs = celui de l’EAU 

Un des freins du développement touristique de l’ile Rodrigues est celui du sous développement de son équipement en eau potable. Des sources existent mais qui ne sont pas exploitées de façon rationnelle.Le randonneur a pu remarquer au sol, à demi enfoui, des tuyaux qui sortent du talus et traversent le sentier pour aller desservir des cases. Ces tuyaux sont vulnérables, et leurs fuites fréquentes et mal colmatées.

 

 

 

TAURIER

Le problème de l’eau est essentiel, une usine de dessalement ne le résoudrait qu’en partie (l’eau de étalement est pauvre et impropre à l’arrosage des cultures), la seule solution est la construction de petits barrages ou retenues d’eau à des endroits propices, accompagné bien sur d’un réseau de distribution, tout ceci nécessite de l’argent.

 

 

PADDY de retour de 5 semaines à Rodrigues
Bonjour, je voudrais juste faire un commentaire sur un point de votre message :

Un désalinisateur produit de l’eau douce pure qu’on peut par définition comparer à de l’eau de pluie. Elle n’est certes pas chargée en particules d’origine minérale, animale ou végétale, mais elle n’est absolument pas « impropre à l’arrosage des cultures » (en fait, si elle n’est pas minéralisée artificiellement ensuite, elle est même plus adaptée à cet usage qu’à la consommation humaine).
Il est certain que des retenues collinaires sont beaucoup plus économiques, mais la pluviométrie à Rodrigues étant ce qu’elle est, les désalinisateurs sont à terme une très bonne solution, à condition de s’attaquer par la même occasion au problème de l’approvisionnement en énergie de l’ile : ils consomment énormément d’électricité !

 

TAURIER – Merci beaucoup pour vos commentaires.
En ce qui concerne l’arrosage par désalinisation, cette eau , qui apporte aux plantes leur besoin en eau (je m’étais mal exprimé) est effectivement très pauvre en éléments minéraux..
Mais elle a aussi un autre défaut, souvent incontournable: son prix de revient, jugé beaucoup trop élevé pour l’arrosage(enquête FAO): de l’ordre de 1,50 Dollars/M3.
Bien sur, si il n’y a pas d’autre solution (bien que je continue à penser que des micro-barrages puissent etre installés: problème de coût d’investissements bien sur),il faudra peut être en passer par là, mais là aussi, c’est encore un problème d’argent, sur cette ile si pauvre. Je pense que pour toute nouvelle construction, il faudrait imposer la solution des cuves de récupération d’eau de toiture, c’est ce qui existe dans le gite où je vais, et qui leur permet un arrosage régulier.
Rien ne peut se faire d’un coup de baguette magique, et dans notre monde, tout a un coût !

 

 

La promotion touristique intensive en Europe porte ses fruits

  

 l y a tout juste un an, le peuple rodriguais avait dû descendre dans la rue pour obtenir des subsides de Maurice pour sauver le tourisme en perte de vitesse. 

Cette démarche collective avait abouti à l’obtention d’un Special Stimulus Package qui devait permettre  aux mauriciens de venir avec des billets à prix réduits, séjourner à Rodrigues.

Nous avons fait le point avec notre ami AURELE :  

«  Effectivement, seuls ceux résidents a Maurice profitent de la baisse du billet  du 1er Aout 2009 jusqu’au 31 Déc. 2010.Cette mesure a eu des effets positifs sur le nombre d’arrivés a Rodrigues a partir de Septembre 2009. En 2009 le nombre de Mauriciens a chutée de 6.8%  mais par contre celui des Français a augmenté par 10.5% par rapport avec 2008. L’année 2009 terminait donc avec une baisse de 1.91%. En 2010, les quatre premiers mois sont positifs avec une moyenne d’augmentation de 23.93% ; 28.1% augmentation chez les Résidents de Maurice et 19.3% chez les Français.Bien sur que la crise est encore présente mais cette mesure a permis aux operateurs de respirer. Nous continuons a militer pour que les billets d’avions a destination de Rodrigues soient plus raisonnables et abordables.  D’ailleurs, nous travaillons en ce moment même sur des propositions firmes a soumettre aux autorités locales et nationales. Les autorités locales viennent sous mettre une demande au autorités nationale pour étendre la présente mesure au-delà de décembre 2010. Nous souhaitons a notre niveau un travail plus en profondeur visant a régulariser une fois pour toutes cette question du billet d’avion entre Maurice et Rodrigues et vice-versa en appliquant le concept d’extension territoriale.  » 

A suivre les évaluations que font les hébergeurs rodriguais, ceux ci se bougent pour améliorer leurs prestations, et envisager d’autres activités évènementielles : par exemple, la création du Grand Raid de Rodrigues sur un parcours nature de 30 à 35 km ou encore un festival des randonneurs à Rodrigues.

Les deux goulets d’étranglement qui ne sont pas encore résolus portent sur :

– la desserte aérienne peu satisfaisante-beaucoup de mécontentements chez les voyageurs,ce qui risque d’avoir des effets dissuasifs.

– L’extension envisagée de l’aéroport PLAINE CORAIL pour accueillir des avions gros porteurs

La prospective, à l’heure actuelle donnerait 100 000 voyageurs vers 2017

Ce pain doré qui vaut de l’or

Amis touristes, pour vous regaler, il y a du nouveau sous le ciel rodriguais.

Après le miel, le limon ou encore le piment, Rodrigues lance son pain d’épices au miel. Une soixantaine de Rodriguaises ont suivi des cours initiés par Les Moulins de la Concorde pour fabriquer ce délice.

De Rodrigues, le monde connaît le miel, le limon, le gingembre, le piment, ou encore la tourte aux cocos et ananas. Voila une autre corde à son arc culinaire : un pain d’épices au miel. Un pain d’épices artisanal unique en son genre que des Rodriguaises cherchent déjà à perfectionner afin de le rendre typiquement rodriguais. Chaque cuisinière penchée sur ses fourneaux cherche les ingrédients les plus pointus possibles : avec le miel, le limon, le gingembre et la farine de maïs de Rodrigues mélangés à de la farine blanche.

L’objectif de cette formation : pousser les rodriguaises à mettre en valeur les produits du terroir. Cette fabrication maison est d’autant plus facile à réaliser qu’on n’a pas besoin d’un four industriel pour fabriquer du pain d’épices, et il a l’avantage de rester frais plus d’un mois après la cuissonSavoir fabriquer c’est bien, mais son conditionnement est tout aussi important, tant pour la fraicheur du produit que son esthétique.

 

La desserte aérienne rodriguaise – rétrospective

C’est en Mai 1968 qu’Air Mauritius s’appuyant sur des partenaires tels que le gouvernement mais aussi British Airways , Air France, Air India, se lance, sur l’Océan Indien dans la préparation d’une première desserte inter-îles.

La première desserte sur Rodrigues a lieu en septembre 1972, Air Mauritius parvient à acheter son premier avion. Il s’agit d’un Piper Navajo avec six sièges. Il fallait compter près de 2 heures pour rallier Maurice ( 560kms)

Cela changeait la vie des politiciens contraints à circuler souvent entre Maurice et Rodrigues, voyage qui, avec le bateau, était une entreprise de longue durée.

Cette desserte aérienne connut très vite un franc succès, aussi en septembre 1974, Air Mauritius parvient à remplacer son Piper Navajo préhistorique par un premier Twin Otter de neuf places, suivi en 1979 d’un deuxième Piper Navajo.

L’importance de la desserte sur Rodrigues était déjà sous estimée par le gouvernement mauricien 

 – il fallut attendre la mi- 1985, pour qu’Air Mauritius décide l’achat d’un ATR de 46places

En attendant l’arrivée de cet avion, en novembre 1946, elle loue un Hawker Siddeley 748 de Réunion Air Services pour soutenir les vols de ses deux Twin Otters.

De 1972 à 2004 l’arrivée à Rodrigues, à Plaine Corail se faisait dans une casemate de béton au bout d’une petite piste qui se terminait….dans le lagon.C’est dans cette guitoune que nous avons vécu un premier contrôle de nos passeports en terre rodriguaise, en octobre 2003.

Pendant ce temps l’accent est mis sur l’International.La desserte aérienne passe à la vitesse superieure avec la  location  d’avions gros porteurs.

Septembre 1973, Desserte Maurice- Nairobi- Londres par un Boeing 707

Nouvelle étape en 1981 Air Mauritius achète son premier avion gros porteur, un Boeing 707, qu’elle baptise City of Port Louis. Cet avion dessert également la ligne Maurice- Jo’burg .  – Puis un Boeing 737 d’ Air Madagascar dessert la ligne Maurice- Tananarive- Moroni- Nairobi.

1983 nouveau pas en avant : ouverture sur l’Europe : Le 2ème Boeing 707 d’Air Mauritius, « le City of Curepipe, » atterrit à Plaisance. Il dessert Maurice- Zurich, via Rome. – Avec cette ligne s’ouvre ce qui va devenir une vraie industrie touristique mauricienne.

En mars 1985, Air Mauritius acquiert son premier hélicoptère, un Bell Jet Ranger, de quatre places.Un accord passé avec Singapore Airlines pour une desserte Maurice/ Singapour.  Air Mauritius lorgne vers la clientèle touristique du Sud- Est asiatique et de l’Extrême- Orient.

S’envoler grâce a à un S M S

Les passagers d Air Mauritius sont désormais en mesure de consulter les horaires de leurs vols en envoyant un SMS ( depuis un numéro de téléphone cellulaire local de Maurice, ou de Rodrigues) au 255 90 90.

Ce nouveau service, mis au jour en temps réel, permet d’obtenir les toutes dernières informations sur les horaires à moins de 72 heures avant le départ du vol.

Pour un vol partant le même jour, le passager doit tout simplement inscrire son numéro de vol, par exemple : MK 034.

Pour un vol opéré un autre jour, par exemple le vol MK 034 du 15 mai, le passager doit taper le numéro du vol, suivi d’un espace, la date et le mois ( MKxxx ddmm ). Dans ce cas, le passager tapera MK034 1505.

Un SMS est immédiatement renvoyé au passager avec les horaires de départ et d’arrivée du vol

L’arrivée par la mer

C’est à Virginie, voyageuse venue grâce à notre site, que l’on doit la meilleure définition du

Voyage autrement : «  le bateau me tente surtout pour le fun. Je trouve ça sympa d’aborder une ile par la mer. Et c’est l’occasion de s’offrir une mini croisière pour pas trop chère » 

Le vol entre Maurice et   Rodrigues étant devenu très onereux, la traversée en bateau devient un bon plan pour les voyageurs désireux d’aborder l’île Rodrigues en se mettant « en état d’aventure… » 

Dans les récits des Anciens, à l’arrivée du bateau,les rodriguais endimanchés se pressaient sur le quai. La musique était souvent de la fête. 

LE MAURITIUS PRIDE

Le Mauritius Pride dessert Rodrigues 3 fois  par mois – la traversée est en moyenne de 36 heures (selon les saisons ) – Le navire quitte Port LOUIS en fin d’après midi, et  arrive à quai à Port Mathurin le surlendemain à l’aube  –  il  va y rester entre 1 à 3 jours selon son chargement. En temps que cargo, il transporte surtout des marchandises, des matériaux, des containers, des véhicules, du gaz et de l’essence . Selon sa cargaison, il met à la disposition des passagers entre 12 et 33 cabines pour un accueil tout confort 

LA TRAVERSEE

Les formalités d’embarquement débutent en général vers 15h30 et se clôturent vers 17h00. Le navire largue les amarres à 18h00. Le dîner est servi à  partir de 19h00.

 

Petit rappel :

vos bagages (2 valises de 22 kgs) seront emportés en container à bagages 
et vous aurez droit à un sac de voyage à garder à bord avec vous. Merci ne pas oublier votre passeport.



 

INFORMATIONS  

Le Mauritius Pride – Postal address : Suite 412, St James Court, St Denis Street, Port Louis, Mauritius : Tel: (230) 208 5900 – Fax: (203) 210 5176 – Email General Info : info@mscl.mu 

– Cargo Info : bobby.ramphul@mscl.mu – Passenger Info : cinthia.ferret@mscl.mu 

Agencies / Representatives Mauritius – MSCL Coraline Ship Agency Ltd :Tel: (230) 217 2285

– Fax: (230) 216 9760 – 242 5245 Email : info@coraline.mu

Rodrigues – MSCL (Rodrigues) :  Tel: (230) 831 0640 – 831 0642 – Fax: (230) 831 0641 – Email : msclrod@intnet.mu 

Reunion – S.C.O.A.M. : Tel: (262) 42.19.45 – Fax: (262) 43.25.47 – Email : passagers@scoam.fr

 

 

Une émouvante conversation

Cette émouvante conversation préfigure les récits pittoresques qui émaillent notre long métrage « RODRIGUES DANS TAN LONTAN ».

La version française en sera bientôt accessible sur le site.

Par la suite, le DVD sera disponible, mais il faut d’abord régulariser les décharges des amis rodriguais, qui sont à l’image.

Nous travaillons actuellement à la rédaction d’un livre qui viendra compléter notre production.

Le film étant une conversation à plusieurs mains portant sur la vie quotidienne rodriguaise ces cent dernières années, le livre, lui, va tenter, au travers de portraits, de se faire un modeste reflet de la société rodriguaise d’aujourd’hui.

Notre équipe de tournage a été chaleureusement accueillie dans une famille rodriguaise : les  Espiègle, qui  vivent sous le même toit, toutes générations confondues, dans les Hauts de l’île. Ensemble nous avons  évoqué ce qu’était la vie quotidienne à Rodrigues il y a 100 ans. C’est avec émotion que nous avons recueilli de bien jolies confidences de l’arrière petite fille.

Mille visages de la vie quotidienne

Des extraits du dvd de serge Marisy « Rodrigues, la cendrillon des Mascareignes » permettent de mieux appréhender les differents visages de cette vie paisible. En hommage à notre grande amie ANTOINETTE PRUDENCE.
Voilà un extrait d’un interview très émouvant, pour qui aime Rodrigues, recueilli en 2002, au moment de la mise en place de l’Autonomie.
Celui d’une personnalité rodriguaise incontournable, mais malheureusement disparue prématurément il y a 2 ans, laissant la population rodriguaise orpheline d’une grande voix.
Femme cultivée, engagée au point de vue religieux tout comme politique, elle était de tous les combats. Depuis sa disparition l’île est beaucoup plus en proie à tous les mauvais génies.


Le miel rodriguais, un somptueux élixir dont l’île est prodigue, a une renommée internationale dûe à sa pureté parfaite, et à ses parfums d’une grande subtilité. Les ruches, certes souffrent du mal actuel de l’apiculture, mais à une moindre échelle comparé au reste du monde.